Le restaurant Maxim's

Un lieu mythique

Depuis 1893, le restaurant Maxim's a vu défiler en son sein tout ce que la planète compte de têtes couronnées, de grandes fortunes et de stars inoubliables, au cours de fêtes parisiennes dont la légende est aujourd'hui inscrite dans chaque parcelle de ses murs plus que centenaires.
Haut-lieu de la gastronomie française, symbole inaltérable d'un art de vivre légendaire, Maxim's fait partie pour toujours de ces lieux mythiques ou chacun rêve d'être convié à son tour pour savourer les mille et une saveurs d'une table aux atours incomparables.

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La légende de Maxim’s commence en 1893 lorsque Maxime Gaillard, garçon de café, va ouvrir un petit bistrot, un petit bouchon, au 3 rue Royale. Il aurait pu en rester là si une ravissante jeune parisienne, Irma de Montigny, n’était un jour passée par là. Emballée, enthousiasmée par ce qu’elle découvre, elle affirme à Maxime Gaillard : « je vais lancer votre bouchon ». Et elle tient parole ! Elle vient et revient avec ses amies, leurs admirateurs, leurs protecteurs, et c’est ainsi que Maxim’s se retrouve avec une fabuleuse clientèle, mondaine, élégante, brillante. Malheureusement les additions restent souvent impayées et Maxime Gaillard laisse la place à Eugène Cornuché qui va créer la légende de la maison.

Un décor inestimable

Eugène Cornuché va faire de Maxim’s un chef-d’œuvre de l’Art Nouveau, en faisant appel aux artistes en vogue de l’école de Nancy. Mélange unique de styles et d'époques, le décor du restaurant Maxim's, classé aujourd'hui monument historique, est un témoignage éblouissant des fastes de l'Art Nouveau. Les banquettes, le plafond de verre, les miroirs, les boiseries aujourd'hui plus que centenaires sont autant de témoins des fastes du siècle écoulé qui permettent de considérer le célèbre restaurant de la rue Royale comme un authentique musée. Des visites sont d'ailleurs organisées régulièrement afin de pénétrer au coeur du mythe et de découvrir la collection de meubles et d'objets abrités en son sein.

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Des convives légendaires

Les têtes couronnées, les fortunes et les grands noms du Tout Paris du début de siècle se sont croisés chez Maxim’s : Edouard VII, Boniface de Castellane, Marcel Proust, Feydeau qui écrivit « la Dame de Chez Maxim’s », Mistinguett qui y chanta «Mon homme», le diplomate Ferdinand de Lesseps, l’exquise Yvonne Printemps, Sacha Guitry et son esprit acerbe, Tristan Bernard, Greta Garbo, Marlène Dietrich…

Toutefois l’époque la plus faste reste la décennie des années cinquante. Chaque soir Onassis, Maria Callas, les Windsor, Martine Carol, le play-boy Porfirio Rubirosa, le cinéaste Max Ophüls, la richissime Barbara Huton, héritière des magasins Woolworth, alors mariée à Cary Grant. C’est le tout Hollywood qui dîne sur les banquettes de la grande salle, ces banquettes qui révèleront un trésor lorsqu’elles seront changées à la fin des années cinquante : les ouvriers chargés de les démonter découvriront médusés, glissés entre le dossier et l’assise, des louis d’or, des bagues, des diamants, des rubis, tombés des poches des élégantes en 1900 qui ne se donnaient jamais la peine de les ramasser sachant bien que le lendemain, elles en recevraient deux fois plus !

Dans les années 70, Brigitte Bardot provoquera un scandale en entrant pieds nus dans le restaurant. Sylvie Vartan dansera avec John Travolta, l’on y apercevra Jeanne Moreau, Barbara Streisand, Barbara Hendricks, Kiri te Kanawa et Pierre Cardin.....

C'est un soir de 1981 que Pierre Cardin se voit proposer par les propriétaires de Maxim’s, Monsieur et Madame Vaudable, qui l’avaient aimablement invité à dîner, de racheter leur restaurant séance tenante. Le lendemain, ils devaient signer avec une fortune d’Orient, fort contrariés puisque, si tel était le cas, Maxim’s passerait dans des mains étrangères. Pierre Cardin, légèrement grisé par la soirée, accepta. Et le lendemain, il tint parole et signa...

Les soirées de Maxim’s rivalisent alors de fantaisie, Maxim’s s’ouvre au monde artistique contemporain qui adore son côté décalé et son atmosphère « so chic ». Alors que les branchés s’y rendent dans des tenues informelles, ils sont aficionados de ces serveurs en frac qui leur proposent un verre de façon si stylée. Les soirées karaoké ont conquis l’intelligentsia artistique qui s’est retrouvée mêlée, toutes générations confondues. L’affiche est exquise d’Alexander McQueen à Andréa Casighari, de Jean Michel Villemotte à Sophie Calle, Renée Fleming, Gloria Von Turn Und Taxi. Elle rappelle celle de l’ouverture de Maxim’s où se précipitaient de jeunes artistes comme Cocteau, Feydeau, Mistinguett, Proust ou Guitry.

Un mythe intemporel

De par son histoire et son caractère unique, Maxim's a inspiré de nombreux auteurs et a été le théâtre de nombreux récits, films ou pièces de théâtre.

Dans les années 50, Leslie Caron et Maurice Chevalier ont ainsi tourné Gigi de Vincente Minelli dont l'une des scènes mémorables se déroule dans la grande salle du célèbre restaurant.

Plus récemment, Stephen Frears (le réalisateur des Liaisons dangereuses) dans son film Chéri ou Woody Allen pour le délicieusement nostalgique Minuit à Paris ou Danièle Thompson avec «Des gens qui s’embrassent» ont également succombé aux charmes indémodables du plus célèbre établissement de la rue Royale.